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Bad to the Bone
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Le groupe vient de sortir son premier album de compositions dans la pure tradition blues rock.
Article Sud Ouest
Le blues rock est une affaire d'hommes qui s'épanchent souvent sur leur rapport avec les femmes, l'amour ou la galère d'être musiciens? Des ingrédients existentiels corporatistes que l'on retrouve dans la première livraison discographique, digne d'être vendue, de Bad to the Bone. « Jusqu'ici, nos démos, qui étaient surtout destinées à la promotion du groupe, rassemblaient des reprises, » confie Guillaume Zimmerlin, qui cumule les mandats au chant, à la guitare et à l'harmonica.
Avec ce « The mad mad way », le groupe finalise donc un travail de longues années, à écumer les clubs et les scènes. « Pour composer, nous nous sommes appuyés sur les idées qui naissent à l'occasion des répets ou encore des boeufs. Tout est venu à partir d'improvisations. » Un procédé d'écriture dilettante mais efficace : ce disque compile dix chansons dans la pure traditions blues rock, preuve que chez Bad to the Bone, on maîtrise merveilleusement bien un genre musical constamment remis sur le métier.
Métissé. Le groupe a eu, en effet, cette particularité de se structurer suffisamment (en logistique comme en moyen humain) pour n'avoir à suer que sur l'aspect artistique du projet. Les quatre membres sont intermittents, ils enchaînent les plans et disposent d'un studio d'enregistrement, chez eux, à la Sauvetat-de-Savères, le studio Séoune musicontact.
« C'est un disque énergique qui correspond à ce que nous sommes. La base est effectivement blues rock mais le large panel de nos influences en fait un disque assez métissé, où se mélangent les ambiances électrique et acoustique », résume Zimmerlin enchanté.
Tiré à 500 exemplaires auto produits, le disque est disponible chez les disquaires et sur le web. Pour le produire, les musiciens se sont adjoint la collaboration d'un producteur : Tympan Prod. « Mais l'essentiel des ventes se fait à l'occasion des concerts, là où vraiment le groupe a eu l'occasion de se souder. »
Plus rock. Car avant tout, outre une belle aventure artistique, Bad to the Bone est une histoire de connivences et d'amitiés. « Le batteur et le bassiste se connaissent depuis l'adolescence, le groupe existe depuis une dizaine d'années. A l'arrivée, il existe une belle connivence entre tous. » Une connivence qui se retrouve jusque dans les influences du combo, réuni autour de grands noms du genre (Dr Feelgood, Johnny Winter ou encore ZZ Top). Des artistes auxquels Bad to the Bone empruntent des titres pour densifier leurs shows et dont on retrouve les influences dans les nouvelles compositions sur lesquelles le quatuor travaille déjà. « On va vers quelque chose de plus rock, » indique Guillaume Zimmerlin. Plus rock, ça promet.
« The mad mad way » de Bad to the Bone. Disponible chez Martin-Delbert, King Bees (rue Garonne), Macca Music (zone Agen Sud, Le Café des Voyageurs (La Sauvetat-de-Savères) et sur le web. http://badtozebone.com/
: Ch. M
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